La Charte Transat Jacques Vabre
Une course qui s'engage du Havre...
...au Costa Rica
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Historique
Après quatorze années d'existence, la Transat Jacques Vabre a trouvé son rythme et son format, convaincu les coureurs et enthousiasmé le public, confirmé son bien-fondé et ses partenaires. L'idée originelle est simple : une grande course prend sa source sur un parcours historique. Comme un bon café, une épreuve est un savant mélange de goûts, de crus, d'arômes. Banco pour une transat... expresso !
Records sur le parcours : temps de référence de la Transat Jacques Vabre
Trimarans Orma : Groupama (Franck Cammas & Franck Proffit) en 11 jours 23 heures 10 minutes 41 secondes soit 16,49 noeuds
Monocoques Imoca : Virbac-Paprec (Jean-Pierre Dick & Loïck Peyron) en 13 jours 09 heures 19 minutes 02 secondes soit 13,51 noeuds
Multicoques 50 pieds : Crêpes Whaou ! (Franck-Yves & Kevin Escoffier) en 12 jours 06 heures 13 minutes 59 secondes soit 14,75 noeuds
Monocoques 50 pieds : Gryphon Solo (Joe Harris & Josh Hall) en 19 jours 09 heures 05 minutes 45 secondes soit 9,33 noeuds
2001 - A promesse faite, pari tenu
Cru corsé
Changement de cap en 2001 pour cette cinquième édition de la Transat Jaques Vabre : la Colombie laisse place au Brésil, Salvador de Bahia remplace Cartagena. Fini l'autoroute des alizés jusqu'aux Caraïbes ! Désormais il faut franchir le Pot au Noir pour arriver la « tête à l'envers » dans l'hémisphère sud... Les monocoques font route directe et le duo Roland Jourdain-Armel Le Cléac'h contient jusqu'à l'arrivée la pression britannique tandis que les multicoques doivent parer l'île d'Ascension : Franck Cammas avec le Suisse Stève Ravussin coiffent sur le poteau le couple Alain Gautier-Ellen MacArthur.
Au fil des quatre éditions précédentes, le nombre de participants à la Transat Jacques Vabre n'a cessé d'augmenter régulièrement. 13 participants en 1993, 11 en 1995, 18 en 1997, 20 en 1999, 33 en 2001... L'épreuve est originale et attire les plus grands marins pour son intérêt sportif et sa dimension d'aventure. Pour cette grande et belle course, les skippers aiment retrouver le partenaire-complice avec lequel ils vont constituer un équipage uni, le temps d'une transat, dans la souffrance et le plaisir de la mer. Preuve n'est plus à faire, en 2001, la Transat Jacques Vabre a changé de dimension et de destination. Cette 5ème édition fut exceptionnelle et faite de sensations fortes !
« On le savait dès le début que cela allait être intéressant ! »: la phrase est du troisième au Classement des multicoques 60 pieds open soit Loïck Peyron sur son Fujifilm. Car en effet, la promesse faite par Gérard Petipas, Directeur de Course de la Transat en double Jacques Vabre, d'offrir une destination nouvelle et un parcours novateur, emmenant les multicoques pour la première fois au delà de l'Equateur et défier le Pot-au-Noir, a été passionnante à suivre. Que ce soit dans la classe des monocoques 60 pieds open, des 50 pieds open et des multicoques 60 pieds open, jamais dans l'histoire de la course océanique moderne, il n'y a eu un aussi beau plateau conjuguant à la fois homogénéité, quantité mais surtout qualité des bateaux. Tous les grands noms avaient émargé en bas de la feuille de départ et les combats en perspective ont tenu toutes leurs promesses mélangeant bateaux dits « anciens » à ceux de la nouvelle génération. Groupama (Franck CammasStève Ravussin) l'emporte chez les multicoques, SilI Plein Fruit (Roland Jourdain-GaêI Le Cléac'h) gagne chez les monos 60 pieds et One Deam, One Mission (Alex Bennett-Paul Larsen) dans celle des monos 50 pieds open.
Jean Le Cam (Bonduelle): « Le parcours est super, il y a eu du près, du portant, de la pétole et des grains violents. On a eu le catalogue complet ! »
Roland Jourdain (SilI Plein Fruit): « La course a été passionnante, aussi bien sur l'eau que depuis la terre. C'est un superbe parcours ! »
Alex Bennett (One Dream, One Mission): « Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait une aussi belle course. Merci ! »
Loïck Peyron (Fujifilm): « On le savait dès le début que cela allait être intéressant et cela a tenu toutes ses promesses ! »...
Et si casse tête météorologique avait été évoqué, il aura été encore plus compliqué que prévu. Les flottes vont certes bénéficier de conditions clémentes pour sortir de La Manche et avaler le Golfe de Gascogne mis à part ce coup de vent au large du Cap Finisterre qui occasionnera des retours au stand et creusera certains écarts. « Je ne pensais pas que cela allait aller si vite. En une journée, nous avions déjà 60 milles de retard » déclarait à 1 heure ce matin Yvan Bourgnon sur les quais de Salvador de Bahia alors qu'il venait de clore cette transat longue de près de 10 000 km sur son bateau blessé à près de 2 000 km de l'arrivée. Et pour aller vite, elle est allé vite cette Transat express. il suffit de regarder les vitesses moyenne réalisées par Foncia (Alain Gautier-Ellen MacArthur) 2ème au Général, pour comprendre et affirmer que jamais les multicoques 60 pieds ne sont allés aussi vite: 17,48 noeuds pour 6096 milles avalés, qui dit mieux ? Côté monocoque, même ambiance avec un Ecover (Mike Golding-Marcus Hutchinson), 2ème au Général mais sur vitaminé avec 4 763 milles à la vitesse moyenne de 11,83 noeuds.
Mais comme disent nombre de marins dont Roland Jourdain (SilI Plein Fruit): « Aller vite c'est bien, mais aller là où il faut, c'est mieux ! ». Aussi l'aspect tactique aura été également déterminant comme l'option te long des côtes africaines de Fujifilm lui permettant de revenir dans la bagarre à l'île de l'Ascension ou la bonne porte de sortie empruntée par SilI Plein Fruit pour s'échapper d'une zone perturbée coincée entre une basse pression « maousse costaud » située au milieu de l'Atlantique et des alizés de nord-est bien faiblards. Aller vite et au bon endroit n'aura jamais aussi déterminant !
Et lorsque l'on regarde les heures et dates d'arrivée, que remarque-t-on ? Tout d'abord, il faut souligner que la navigation en double aura tenu toutes ses promesses menant ces «formules 1» des mers à 100% de leurs possibilités. Ainsi Groupama (Franck Cammas-Stève Ravussin) a avalé les 5 188 milles officiels du parcours en 14 jours 09 heures laissant un Foncia handicapé physiquement dans ses dernières 24 heures de course à seulement 3 heures 31 minutes derrière... Après une traversée de l'Atlantique via le passage du Pot-au-Noir, on compte quatre multicoques à l'arrivée avec tout au plus une journée d'intervalle. Ainsi Bonduelle est 4ème jour, 0 heure, 28 minutes de Groupama. Et chez les monos, même son de cloche, puisque sept bateaux arrivent avec moins d'une journée d'écart. Temenos est 7ème à 16 heures 07 minutes de SilI Plein Fruit. Un incroyable suspens qui touchera également la flotte des 50 pieds open, puisque Saving jusqu'au dernier moment était à deux doigts de voler la vedette à One Dream, One Mission qui aura fait une course somptueuse jouant dans la première moitié de course dans la cour de ses grands frères de jauge, soit les 60 pieds Open.
«Cette course aura tenu toutes ses promesses et la lutte aura été chaude jusqu'à Salvador de Bahia» déclarait hier Gérard Petipas lors de la traditionnelle remise des prix. «Ce parcours a montré toutes ses richesses et ses qualités offrant à la fois tactique et technique. Il fallait être attentif tout le temps et cette Transat Jacques Vabre récompense de grands marins ». Et si le savoir-faire des skippers a été mis à rude épreuve comme les machines la phrase la plus imagée est sortie de la bouche d'un Jean Le Gam (Bonduelle) visiblement heureux de la lutte offerte sur l'eau: « Tout pouvait se jouer en une journée. Tu étais inattentif quelques heures et s'en était fini. Je me rappelle d'une journée qui a été pour moi celle de la mouche qui tombe dans le café et d'Aladin sur son tapis volant. Nous sommes tombés dans une pétole pendant cinq heures pour partir ensuite à 25 noeuds de vitesse moyenne à fond ! Cette course a été superbe parce que non stop ! ».
| Monocoques | ||||
| 1. | R. Jourdain & G. LeCleac'h | Sill Plein Fruit | 16j 13h 23' | 10,92 |
| 2. | M. Golding & M. Hutchinson | Ecover | 16j 18h 40' | 10,78 |
| 3. | N. Molloney & M. Turner | Casto-Darty-But | 16j 20h 10' | 10,74 |
| 4. | J. Sanso & E. Dumont | SME-Négocéane | 17j 01h 23' | 10,6 |
| 5. | B. Gallay & K. de Pavant | Voilà.fr | 17j 03h 23' | 10,55 |
| 6. | B. Laurent & M. Rufini | Fila | 17j 04h 12' | 10,53 |
| 7. | D. Wavre & M. Paret | Téménos | 17j 05h 30 | 10,5 |
| 8. | B. Stamm & V. Riou | Bobst Group / Armor Lux | 17j 16h 55' | 10,21 |
| 9. | M. Merron & F. Brulé | Un Univers de Service | 18j 07h 39' | 9,87 |
| 10. | J. Seeten & E. Drouglazet | Sollac Atlantique | 18j 08h 25' | 9,85 |
| 11. | R. Tolkien & R. Wingate | This Times | 18j 13h 12 | 9,75 |
| AB : | Loic Pochet & P. Tabarly | La Rage de Vivre | ||
| Classe 2 | ||||
| 1. | Alex Bennet & P. Larsen | One Dream, One Mission | 18j 16h 34' | 9,67 |
| 2. | R. Le Youdec & JF. Pellet | Saving | 18j 23h 29' | 9,52 |
| 3. | JP Amblard & E. Denamiel | Setrabio | 21j 00h 42' | 8,6 |
| 4. | R. Langevin & H. Lemay | Branec 3 | 23j 13h 51' | 7,67 |
| 5. | S. Accati & A. Stefani | Tredici | 23j 16h 07' | 7,64 |
| 6. | M. Taylor & A. Pajowska | Olympian Challenger | 26j 11h 07' | 6,83 |
| AB : | B. Escoffier & C. Mace | Adecco - Etoile Horizon | ||
| Multicoques | ||||
| 1. | F. Cammas & S. Ravussin | Groupama | 14j 09h 03' | 15,04 |
| 2. | A. Gautier & E. MacArthur | Foncia | 14j 12h 35' | 14,88 |
| 3. | L. Peyron & L. Le Mignon | Fujifilm | 14j 22h 11' | 14,49 |
| 4. | J. Le Cam & J. Caraes | Bonduelle | 15J 09h 31' | 14,04 |
| 5. | JL Nélias & M. Desjoyeaux | Belgacom | 15j 15h 28' | 13,82 |
| 6. | L. Roucayrol & Y. Parlier | Banque Populaire | 16j 02h 21' | 13,43 |
| 7. | G. Soldini & O. Lozachmeur | Fila | 17j 01h 50' | 12,66 |
| 8. | Y. Bourgnon & Y. Ravussin | Nautica | 19j 15h 19' | 11,01 |
| 9. | E. Richards & M. Von Koskull | Pindar | 21j 22h 29' | 9,86 |
| AB : | B. de Broc & P. Bidegory | Banque Covéfi | ||
| AB : | K. Fauconnier & F. Proffit | Sergio Sacchini | ||
| AB : | M. Guillemot & Y. Guichard | Biscuits La Trintaine | ||
| AB : | T. Duprey & F. Denis | Gitana 9 | ||
| AB : | F. Joyon & T. Coville | Eure et Loir |
Départ le 8 novembre 2009
- Temps de course :
Cartographie
Suivez la positiondes bateaux en direct.
Classement
09/12/2009 à 14:00Monocoques
- IMOCA
- 1-SAFRANMarc Guillemot - Charles Caudrelier Benac
- 2-GROUPE BELKito De Pavant - François Gabart
- 3-MIKE GOLDING YACHT RACINGMike Golding - Javier Sanso
Multicoques
- Multi50
- 1-CRÊPES WHAOU !Franck Yves Escoffier - Erwan Leroux
- 2-GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUEVictorien Erussard - Loic Fecquet
- 3-REGION AQUITAINE-PORT MEDOCLalou Roucayrol - Amaiur Alfaro
Médiathèque
Météo
Prévisions de Météo Consult - dimanche 29 novembre
Dimanche 29
La dépression orageuse redescendra vers Panama. Cette nouvelle évolution devrait affaiblir partiellement les vents dans le golfe de Panama, et en même temps agrandir la zone de calme près de l’arrivée. Cette situation pourrait réduire de manière significative les écarts entre les deux multicoques à l’approche des quelques dizaines de milles les séparant de l’arrivée.
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