La Charte Transat Jacques Vabre
Une course qui s'engage du Havre...
...au Costa Rica
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Historique
Après quatorze années d'existence, la Transat Jacques Vabre a trouvé son rythme et son format, convaincu les coureurs et enthousiasmé le public, confirmé son bien-fondé et ses partenaires. L'idée originelle est simple : une grande course prend sa source sur un parcours historique. Comme un bon café, une épreuve est un savant mélange de goûts, de crus, d'arômes. Banco pour une transat... expresso !
Records sur le parcours : temps de référence de la Transat Jacques Vabre
Trimarans Orma : Groupama (Franck Cammas & Franck Proffit) en 11 jours 23 heures 10 minutes 41 secondes soit 16,49 noeuds
Monocoques Imoca : Virbac-Paprec (Jean-Pierre Dick & Loïck Peyron) en 13 jours 09 heures 19 minutes 02 secondes soit 13,51 noeuds
Multicoques 50 pieds : Crêpes Whaou ! (Franck-Yves & Kevin Escoffier) en 12 jours 06 heures 13 minutes 59 secondes soit 14,75 noeuds
Monocoques 50 pieds : Gryphon Solo (Joe Harris & Josh Hall) en 19 jours 09 heures 05 minutes 45 secondes soit 9,33 noeuds
Edition 2005 - Une transat en accéléré
Les vainqueurs des quatre classes de la Transat Jacques Vabre ont tous sensiblement amélioré le temps de référence sur ce parcours entre Le Havre et Salvador de Bahia. Deux raisons à ce bond en avant : des conditions météorologiques exceptionnellement favorables dès le Portugal et une pression entre coureurs telle, que tous ont dû pousser leur machine au maximum de leur potentiel.
Au départ du Havre, les trente-six duos qui se présentaient sur la ligne de départ (samedi 5 novembre pour les monocoques, dimanche 6 novembre pour les multicoques) savaient bien que la première difficulté serait la sortie de la Manche et la traversée d'une dépression très active au large du golfe de Gascogne. Rien que de très normal à cette période de l'année, surtout qu'une fois passée, cette perturbation laissait place à un flux soutenu de secteur Nord Ouest puis à des alizés de Nord Est. A cinq jours, les prévisions météorologiques étaient fiables. L'objectif des coureurs était donc de se positionner aux avant-postes dès les premiers milles pour aborder le gros temps le plus au Sud et le plus à l'Ouest possible pour limiter le temps de traversée et se retrouver loin du plateau continental, là où l'état de la mer était le moins violent.
La dépression a en fait traversé assez rapidement la flotte provoquant casses (Brossard, Sodebo, Orange Project) et chavirage (Foncia) parmi les trimarans Orma. A noter l'extrême efficacité des moyens de sécurité en mer qui sont intervenus très rapidement sur zone. La plupart des équipages affrontent toutefois ce mauvais temps sans trop de dégâts puisque seuls le monocoque Imoca Cheminées Poujoulat, le trimaran de 50 pieds Négocéane - Donneurs de vie - Branec et le monocoque 50 pieds Adecco-Etoile Horizon doivent jeter l'éponge à la suite de problèmes techniques importants. Ce qui n'empêchent pas d'autres duos d'avoir des soucis ensuite (démâtage du trimaran Acanthe Ingenierie, abandon de Défi Vendéen) mais dans une proportion tout à fait normale par rapport aux conditions météorologiques subies et vis-à-vis d'autres courses océaniques.
Plusieurs bateaux doivent faire escale pour réparer (Galileo, Gitana X, Groupama-2, Artforms) et repartent, qui quelques heures, qui plusieurs jours après. En revanche, les deux chavirages de Groupama-2 dans les alizés et de TIM-Progetto Italia dans le Pot au Noir rappellent que les trimarans Orma sont des engins extrêmement sollicitant qui ne pardonnent pas beaucoup de fautes de barre ou de réglage.
Tempo musclé, arrivées serrées
Avec un anticyclone des Açores gonflé et très étendu sur l'Atlantique, les alizés portugais puis canariens ont du coffre : 30 noeuds et plus, des grains, une mer dure et courte. Les tandems à bord ne doivent pas se relâcher et gérer avec précision le premier empannage au large du Portugal. En choisissant d'enclencher la manoeuvre les derniers, c'est-à-dire les plus à l'Ouest, les deux monocoques Imoca Virbac-Paprec et Sill & Veolia font le break tandis que parmi les multicoques Orma, Banque Populaire s'échappe. Ces trois bateaux optent pour une courbe à l'extérieur de l'archipel des Canaries qui leur permet d'augmenter leur avance pendant que leurs poursuivants se voient contraints d'empanner pour s'écarter des dévents : les écarts se creusent. Chez les multicoques de 50 pieds, Crêpes Whaou ! domine de la tête et des épaules mais n'arrive pas à recoller sur les leaders de la flotte des monocoques de 60 pieds avant l'équateur, et parmi les monocoques de 50 pieds, Gryphon Solo a acquis un coussin d'avance suffisant pour gérer avec précision sa trajectoire vers le Pot au Noir.
Course de vitesse pure, la Transat Jacques Vabre impose un rythme très élevé aux duos qui cumulent beaucoup de fatigue et peu de repos : quelques coups de pompe, quelques avaries sans gravité, quelques sorties de route sans conséquence... Avec un Pot au Noir peu développé pour ceux qui font route directe vers Bahia (monocoques 50 et 60 pieds, multicoques 50 pieds), la course est presque jouée à la sortie de l'équateur mais la pression est tout de même très forte jusqu'à l'arrivée avec des écarts ridicules chez les monocoques Imoca (0,03 noeuds !).
Parmi les trimarans Orma, le tampon du Pot au Noir redistribue les cartes entre le trio de tête : Banque Populaire se fait rattraper par Gitana 11 plus à l'Est et par Géant plus à l'Ouest. Même s'il n'est pas trop violent, ni trop étendu, le Pot au Noir reste toujours aussi difficile à aborder côté Afrique, car les bateaux doivent ensuite aller contourner l'île d'Ascension, au près à 800 milles de l'équateur ! La hiérarchie est établie au passage de cette dernière marque de parcours, mais là encore, une rupture temporaire des alizés et la gestion des empannages avant le Brésil compressent les écarts à peau de chagrin à Bahia...
Départ le 8 novembre 2009
- Temps de course :
Cartographie
Suivez la positiondes bateaux en direct.
Classement
09/12/2009 à 14:00Monocoques
- IMOCA
- 1-SAFRANMarc Guillemot - Charles Caudrelier Benac
- 2-GROUPE BELKito De Pavant - François Gabart
- 3-MIKE GOLDING YACHT RACINGMike Golding - Javier Sanso
Multicoques
- Multi50
- 1-CRÊPES WHAOU !Franck Yves Escoffier - Erwan Leroux
- 2-GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUEVictorien Erussard - Loic Fecquet
- 3-REGION AQUITAINE-PORT MEDOCLalou Roucayrol - Amaiur Alfaro
Médiathèque
Météo
Prévisions de Météo Consult - dimanche 29 novembre
Dimanche 29
La dépression orageuse redescendra vers Panama. Cette nouvelle évolution devrait affaiblir partiellement les vents dans le golfe de Panama, et en même temps agrandir la zone de calme près de l’arrivée. Cette situation pourrait réduire de manière significative les écarts entre les deux multicoques à l’approche des quelques dizaines de milles les séparant de l’arrivée.
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