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Pas de deux… ou catch à quatre ?

Le 17/11/2009

Pas de deux… ou catch à quatre ?

Le match à trois est-il en train de virer dans un mano a mano entre les deux faux jumeaux de la Transat Jacques Vabre ? Au vu du train d’enfer que mènent les deux leaders, on pourrait le penser, d’autant que Mike Golding et Javier Sanso ont du mal à tenir le rythme imposé en tête de flotte, handicapés qu’ils sont aujourd’hui par des problèmes récurrents de girouette qui les obligent à passer de longues heures à la barre. Pour l’heure, les conditions météorologiques tendent à favoriser une fuite par l’avant, mais la tendance pourrait s’inverser d’ici deux jours.

On a beau avoir touché ce qui ressemble de plus en plus à des alizés, l’heure n’est pas au farniente à bord des voiliers en course… Il s’agit avant tout, pour Safran (Marc Guillemot – Charles Caudrelier) qui mène la flotte, de continuer de maintenir l’écart avec son poursuivant Groupe Bel (Kito de Pavant – François Gabart) qui, justement, lui, n’a qu’une obsession, c’est de grignoter le petit matelas de milles qui sépare les deux bateaux. Dans ce duel à distance, toutes les armes sont bonnes : calculs de trajectoires au cordeau, nombreuses heures passées à la barre malgré les embruns qui balayent le pont en permanence, sommeil réduit à la portion congrue nécessaire, guerre psychologique. D’autant que derrière eux, certains se verraient bien partir en chasse, à la faveur d’une option audacieuse ou d’un brusque ralentissement des deux leaders devenus, par la force des choses, la cible de leurs poursuivants. Hasard des circonstances, les compositions d’équipages présentent quelques similitudes : même association d’un briscard de la course au large avec un pur produit de la filière Figaro, même mariage d’une pratique intuitive et d’une méthodologie rigoureuse… En tout état de cause, la formule semble présenter quelques garanties…

 

A l’affût, tapis dans l’ombre des leaders…

Même s’ils assistent plutôt en spectateurs à la bagarre devant, plusieurs de leurs poursuivants rêvent forcément de jouer un remake des Tontons flingueurs où ce n’est jamais celui qu’on attend qui dégaine le premier. Si Mike Golding et Javier Sanso (Mike Golding Yacht Racing) vont tenter de se battre avec leurs armes, à savoir une détermination sans faille malgré leurs soucis techniques, d’autres attendent leur heure à commencer par l’équipage de Foncia. Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou ont choisi de ne rien avoir à regretter sur la ligne d’arrivée. Déjà premiers de l’option sud, ils savent qu’il sera difficile de revenir sur les hommes de tête, mais mettent tout en œuvre pour saisir leur chance, au cas où… Michel penché sur les cartes météos continue de décrypter les fichiers de vent quand Jérémie s’impose de longues heures sur le pont où il fait parler sa réputation de barreur d’exception… Quand à Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias (Veolia Environnement), les longues heures de navigation passées ensemble sont un ciment suffisamment solide, pour que les deux compères ne lâchent jamais les bras avant le passage de la ligne. Pour paraphraser les navigateurs de Port la Forêt, c’est bien à la fin de la foire qu’on compte les bouses… Et chacun sait que celui qui l’emporte est, au final, celui qui a fait le moins d’erreurs. Pour d’autres, la stratégie météo s’inscrit parfois par défaut : Yves Parlier et Pachi Rivero (1876) ralentis par quelques soucis techniques n’ont pas pu attraper la bordure sud de l’anticyclone génératrice de vents de secteur est. Naviguant sur sa face ouest, ils sont, au contraire, confrontés à des vents de sud qui s’orienteront progressivement au sud-ouest et ne savent pas encore comment ils vont redescendre sur l’arc antillais.

 

Chez les Multi50, la bagarre fait rage entre les deux dauphins de Crêpes Whaou ! qui, pour sa part, commence à allonger la foulée sur la route du sud. Victorien Erussard et Loïc Féquet, s’ils ont réussi à reprendre la deuxième place à Région Aquitaine Port-Médoc, constatent que le tandem Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro fait plus que de la résistance. Entre le Basque et l’Aquitain, l’osmose est complète depuis la marche du bateau jusqu’à la manière de bien vivre à bord. Et si ces deux-là, entre chants basques, charcuterie du pays et verre de Médoc étaient en train de réinventer une nouvelle vision de la performance ?

 

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Départ le 8 novembre 2009
Temps de course :

Classement

09/12/2009 à 14:00
Monocoques
IMOCA
1-SAFRANMarc Guillemot - Charles Caudrelier Benac
2-GROUPE BELKito De Pavant - François Gabart
3-MIKE GOLDING YACHT RACINGMike Golding - Javier Sanso
Multicoques
Multi50
1-CRÊPES WHAOU !Franck Yves Escoffier - Erwan Leroux
2-GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUEVictorien Erussard - Loic Fecquet
3-REGION AQUITAINE-PORT MEDOCLalou Roucayrol - Amaiur Alfaro
Classement complet

Météo

Prévisions de Météo Consult - dimanche 29 novembre Dimanche 29 La dépression orageuse redescendra vers Panama. Cette nouvelle évolution devrait affaiblir partiellement les vents dans le golfe de Panama, et en même temps agrandir la zone de calme près de l’arrivée. Cette situation pourrait réduire de manière significative les écarts entre les deux multicoques à l’approche des quelques dizaines de milles les séparant de l’arrivée.

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