De retour en France, l’heure est au bilan, non sans une pointe de nostalgie. De quoi te souviendras-tu Diane ?

Je me souviendrai des longues conversations techniques avec Rodrigo, notre ami agronome, tentant par exemple de nous expliquer pourquoi dans une ferme labellisée Rainforest Alliance les vaches n’ont pas le droit d’aller boire dans les espaces de réserve naturelle. Après tout, une vache c’est naturel, non ?
Je me souviendrai des séances d’éducation environnementale à l’école d’Itacaré, du grand jeu final, où notre niveau de portugais ne pesait pas lourd face à l’excitation et à l’enthousiasme de 80 enfants en effervescence.
Je me souviendrai de toutes les fois où nous avons présenté et représenté Jacques Vabre devant des dizaines de producteurs réunis, et en portugais qui plus est, non sans un peu de trac il faut l’avouer !
Je me souviendrai de l’hospitalité inégalée des Brésiliens, de la poule que Maria aura tuée afin de préparer un succulent ragout, en signe de reconnaissance pour nous étrangers venus visiter la ferme de café de sa famille.
Je me souviendrai de tout ce que j’avais déjà lu dans des livres et que j’ai pu voir avec mes yeux, des hommes cueillant les derniers grains de café à la main, des montagnes vertigineuses et luxuriantes de l’Espirito Santo, des 10 principes et 90 critères de la certification Rainforest Alliance que j’ai mis des heures à comprendre mais que je connais désormais par cœur, des plantations de café qui s’étendent à perte de vue, de la coupure de courant à Itacaré qui a plongé la ville dans le noir pendant 2 jours, des paysages secs et arides de Bahia, des heures passées à peaufiner nos articles/reportages discutant parfois dix minutes sur un mot, des trajets en voiture qui n’en finissaient pas, de tous les types de café différents que nous avons goûté, arabica et robusta, naturels, semi-washed ou full-washed…
Nous signons le dernier article de ce carnet de bord et, avec ceci, la clôture de la mission Jacques Vabre 2008.































